"L’idiot mal avisé de la Maison Blanche se vante que le gouvernement américain « va rendre plus difficile pour la Russie de faire des affaires avec les États-Unis ». Cela rend également plus difficile pour les États-Unis et leurs États fantoches de faire des affaires avec la Russie. L’Occident n’a rien dont la Russie a besoin, mais l’Occident ne peut pas survivre sans l’énergie et les minerais russes."
Pour une action stratégiques réaliste, non dogmatique et éthique. Trouver le Vrai, Démasquer le Faux. Für realistisches, nicht dogmatisches und ethisches strategisches Handeln. Das Wahre finden, das Falsche entlarven. For realistic, non-dogmatic and ethical, strategic action. Find the True, Unmasking Fake.
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Monday, April 4, 2022
Citation du Jour... Paul Craig Roberts
2022.04.04 – Pensées sur L’Union Européenne et sa culpabilité
Un nouvel
ordre mondial est en train de s’installer, de se positionner mais pas celui
voulu par les occidentaux !
Les
États-Unis et l’Europe ne sont plus des partenaires commerciaux fiables.
L’Union
Européenne des Nations et des Peuple, il y a longtemps qu’elle a été enterrée,
ce que vous avez construit est une Union Européenne des Multinationales,
prédatrice et destructive, ayant un seul but : enrichir, non pas les Nations ni
les Peuples, mais une fange infime « d’ayant droit ». Les autres, tous
les autres, les peuples, les classes laborieuses devront s’y soumettre sous
peine d’être exclue ou punis.
L’hubris européenne
atteint un niveau, où l’on peut se demander si la classe politique est encore
capable de « gouverner ». Ces gens là n’ont plus aucune retenue.
Maintenant,
enfermé dans leur petite bulle, ils rêvent de « punir » les pays,
entre autres les pays africains, pour ne pas participer à leur guerre économique
contre la Russie, de ne pas condamner la Russie dans leurs votes aux à l’ONU
(il semble toujours encor exister hors occident une morale). Oui, j’écrits « Guerre »,
parce que OUI l’Union Européenne des Multinationales est en guerre contre la
Russie. Oh, pas depuis la fin février 2022, cette guerre il y a bien longtemps
qu’elle a commencée. La Russie comme elle était sous la direction de Boris
Eltsine est ce que vous désirez, une Russie dont le président serai votre
« Agent » et que vous pourriez piller à votre guise comme cela à été
le cas dans les années 1992 à 2000. Avec l’arrivé au pouvoir du président
Poutine les choses ont, pour vôtre malheur, changé. Cette guerre économique et
armée est la vôtre, vous ne pouvez le nier. Vous n’êtes pas les victimes mais
bien les agresseurs.
Le grand
rêve du « Troisième Reich National Socialiste », la conquête du « Lebensraum
» à l’est, n’est pas mort. C’est bel et bien votre objectif et votre but
ultime. Ce que vous désirez, ce dont vous rêvez est de mettre la main sur les
immenses ressources dans le sous-sol Russe.
La guerre
chaude qui fait actuellement rage en Ukraine est le résultat de votre
« politique de conquête ». Centimètre par centimètre vous grignotez
vers l’Est. À toutes les tentatives, à toutes les offres venant de Russie, de
se joindre à l’Europe, de participer à la construction européenne vous, oui VOU,
avez claquez les portes. Oui, vous les dirigeants des USA, de L’Union
Européenne des Multinationales, de l’OTAN, cette guerre est la vôtre. Le sang
qui y coule, colle à vos mains.
Le ministre
allemand des finances, Christian Lindner, dans son immense hypocrisie qui est
par ailleurs la « Marque » de l’Européanisme » moderne, a
déclaré que la situation en Ukraine réduirait le bien-être des Allemands, il
déclare que :
« Les
événements en Ukraine nous appauvriront tous, par exemple parce que nous devrons
payer davantage pour les importations d'énergie. Même l'État ne sera pas en
mesure d'arrêter ce déclin de la prospérité. Mais il est possible d'atténuer
les chocs les plus forts, et c'est exactement ce que nous faisons ».
L’hypocrite
de service, à la botte de cette Union Européenne des Multinationales, se fout
de son peuple, les membres du gouvernement et des parlements se sont octroyés,
il y a peine quelques jours, une bonne « augmentation » de leur revenus (ils
doivent juger cela nécessaire déjà qu’il porte des « responsabilités »).
Économisez
brave gens, et si, le prochain hiver viendra, vous avez froid vous enfilez un
pull ou deux.
***
Dans le
grand « JEU » actuel, la Russie commet, comme le pointe Paul Craig Roberts (ancien sous-secrétaire du Trésor
dans l'administration Reagan), quelques fautes…
Paul Craig Roberts s’énerve
contre Poutine et la Russie, qui ne détruisent pas ce complexe de domination
occidental alors qu’ils pourraient le faire. Il dit « On est face à un
champion qui se laisse marcher sur les pieds ».
Pour Paul
Craig Roberts, « les sanctions russes contre l’Occident peuvent
gravement nuire à l’Occident. Pourquoi la Russie n’utilise-t-elle pas ce
pouvoir ? »
Et il donne
les raisons ; d’une part la Russie reste trop bien élevée… déjà Custine disait « les
Russes sont trop polis » :
« La
première raison est que la Russie veut prouver qu’elle est un partenaire
commercial fiable qui remplit ses contrats et n’utilise pas les relations
commerciales comme une arme. Mais à quoi cela sert-il à la Russie alors que les
États-Unis et l’Europe ne sont pas des partenaires commerciaux fiables et
utilisent le commerce comme une arme ? Comme la Russie est le seul partenaire
fiable dans l’accord, la Russie est prise pour un tour. »
Ensuite Paul
Craig Roberts rappelle que la Russie est en partie contrôlée par les
atlantistes. Entre-autres Anatoly Chubais, Alexei Kudrin, et la directrice de
la Banque Centrale Elvira Nabiullina.
« L’autre
raison erronée est que les économistes et la banque centrale russes, soumis au
lavage de cerveau des économistes néolibéraux américains, pensent que la Russie
ne peut pas se développer sans devises étrangères. La banque centrale pense
même qu’elle ne peut créer de roubles pour financer des projets
d’investissement que si les roubles sont adossés à des devises. Cela a amené la
banque centrale à emprunter de l’argent dont elle n’a pas besoin et sur lequel
elle paie des intérêts. En d’autres termes, la politique de la banque centrale
russe est absurde et sert les intérêts occidentaux aux dépens de la Russie. »
La Russie ne
semble pas encore comprise son génie autarcique ; et elle n’a pas sauté le pas du
moins pas encore et je sens qu’elle va devoir le faire :
« Les
Russes pourraient fermer l’industrie occidentale si la Russie cessait
d’exporter de l’énergie et des minerais, mais elle a peur de le faire à cause
de la perte de devises. En revanche, les États-Unis n’ont rien dont la Russie a
besoin. Biden a proposé une interdiction des exportations américaines de
produits de luxe vers la Russie, ce qui ne gêne que quelques oligarques et
leurs maîtresses. »
« La
Russie n’a pas besoin de devises étrangères. Elle n’a pas besoin d’importer de
l’énergie et des minéraux. La Russie regorge d’ingénierie et de science et peut
fabriquer tout ce dont elle a besoin. »
Paul Craig
Roberts ajoute :
« La
banque centrale peut financer tous les projets internes. Mais comme les
Américains ont réussi à laver le cerveau des économistes russes, les Russes ne
peuvent pas utiliser l’arme puissante qu’ils ont sous la main pour mettre
l’Occident à genoux en implorant grâce. De plus, les économistes russes n’ont
pas assez de bon sens pour exiger le paiement en roubles de leur énergie et de
leurs minerais. Cela renforcerait leur propre monnaie plutôt que les monnaies
de leurs ennemis. Pourquoi la banque centrale russe renonce-t-elle à
l’opportunité d’utiliser les exportations russes pour stabiliser la monnaie
russe ? »
Sur ce
point, la Russie semble avoir enclenché le mécanisme et apparemment l’angoisse règne
en Occident !
La
conclusion est que dans le jeu des sanctions, les Russes ont toutes les cartes
en main mais ne savent pas comment les jouer.
Explication
:
« La
raison de l’impuissance auto-imposée de la Russie est qu’une grande partie de
la classe intellectuelle et dirigeante russe a subi un lavage de cerveau par le
Forum économique mondial et est attachée au mondialisme. »
Puis Paul Craig
Roberts en vient à Biden et aux occidentaux :
« L’idiot
mal avisé de la Maison Blanche se vante que le gouvernement américain « va
rendre plus difficile pour la Russie de faire des affaires avec les États-Unis
». Cela rend également plus difficile pour les États-Unis et leurs États
fantoches de faire des affaires avec la Russie. L’Occident n’a rien dont la
Russie a besoin, mais l’Occident ne peut pas survivre sans l’énergie et les
minerais russes. Pendant de nombreuses années, les Américains n’ont pas eu
accès à l’espace et aux expériences en apesanteur sans que les Russes les
transportent jusqu’à la station spatiale. »
Rappelons
que nos marcheurs sur la lune ne disposent pas de moteurs soixante ans après
pour y aller.
Finalement
la sottise américaine sera le déclencheur de la libération russe :
« Washington
(et l’Union
Européenne - note personnelle) va aider davantage la Russie en interdisant les investissements
occidentaux dans tous les secteurs économiques russes. En d’autres termes, les
idiots d’Américains vont faire pour la Russie ce que la Russie aurait dû faire
pour elle-même il y a des années. »
Saturday, April 2, 2022
2022.04.02 - Confusion du Monde
Ça se
bouscule, les idées, les pensées se bousculent.
Dans les
prochains jours la météo est tendance Nuages, Neige et Pluie… donc pas de coucher
de soleil spectaculaire mais la pluie.
Je suis
certaine que cela est encore un coup bas de V. Poutine… 😂😂😂😂
***
Les canaux
médiatiques occidentaux, européens surtout sont d’une platitude extrême… cela
va de la propagande pure et dure à l’appel au meurtre envers un Président
élu ! Ils sont honteux !
***
A part de
sanctionner à tort et travers, il semble bien que les européens se refusent à
sortir de leur bulle idéologique. Ils ne semblent pas comprendre que la Chine ne
se laisse pas impressionner par les chihuahuas trollant dans la cour arrière
des propriétés de l’oncle Sam.
Lors d’un sommet virtuel entre les dirigeants de l’UE et de la Chine ils ont à nouveau
tenté de convaincre la Chine de ne pas soutenir la Russie. Faudrait que quelqu’un
m’explique pourquoi la Chine devrait ne pas pouvoir faire son propre choix…
***
Les
États-Unis vont faire ce qu’ils font toujours : jouer un double jeu. Donc
probablement continuer à tricher sur leurs propres sanctions, ils poussent
leurs sous-fifres gouvernant les colonies européennes à toujours plus de
sanctions, sachant que cela endommagera peu la Russie.
En février,
lorsque la crise ukrainienne a commencé, les États-Unis ont annoncé avec grande
pompe qu'ils avaient activé certaines sanctions contre la Russie et demandé
(ordonner) à l'Europe de faire de même. Les chihuahuas ont tout naturellement n’ont
pas seulement exécutés les ordres reçus mais en plus on fait du zèle…. Cela
fait, les États-Unis ont discrètement enterré ou contourné certaines de leurs
propres sanctions et continuent à importer tout ce qu’il leur faut…
Le véritable but de tout cela est d’empêcher tout rapport commerciale trop
étroit entre la Russie et les pays d’Europe… Chers amis européens je ne vous
envie pas. L’oncle Sam, sans utiliser de vaseline, vous encule avec violence et
vous applaudissez ; pauvres imbéciles que vous êtes. La servilité totale
envers les États-Unis ne vous mènera pas au paradis mais droit à la
catastrophe.
***
L'Iran veut
commercer avec la Russie en monnaies nationales, déclare à Sputnik le directeur
adjoint de la banque centrale. Mais c’est très bien tout cela.
***
La société
russe Gazprom a annoncé aujourd'hui qu'elle se retirait du marché allemand à la
suite d’une dispute sur les prix.
Le géant
russe de l'énergie Gazprom a annoncé vendredi qu'il cessait ses activités en
Allemagne, dans le cadre d'un conflit entre les deux pays concernant
l'insistance de Moscou à faire passer les paiements pour le gaz russe de l'euro
au rouble. L'impact de cette décision sur
l'approvisionnement en gaz russe, dont l'Allemagne dépend pour environ 40 % de
ses besoins, n'a pas été immédiatement précisé. [.]
L'Autriche
et la Hongrie disent qu'il n'y a pas de substitut au gaz russe, alors que
l'allemand BASF craint la pire crise depuis la Seconde Guerre mondiale.
Les
crispations entre les différents pays de l’UE vont aller en s’amplifiant…
« Remplacer
le gaz russe bon marché par du gaz américain coûteux" est une proposition
"absurde », a déclaré le Premier ministre hongrois Viktor Orban à
la radio Kossuth vendredi.
« Ce
n'est pas que nous allons mettre un pull supplémentaire le soir et baisser un
peu le chauffage ou payer quelques forints supplémentaires pour le gaz. Le fait
est que si l'approvisionnement en énergie ne vient pas de Russie, il n'y aura
pas d'énergie en Hongrie », a souligné M. Orban.
M. Orban remarque
que 85% des approvisionnement du gaz et 64% du pétrole utilisé en Hongrie
proviennent de Russie…
Alfred Stern, PDG du géant autrichien de l'énergie OMV, fait l'écho des préoccupations de M. Orban et affirme qu'il n'y a pas d'alternative au GNL pour l'Autriche.
« Renoncer
au gaz russe est impossible, sauf si nous sommes prêts à vivre avec les
conséquences massives d'une telle mesure. Certains pays peuvent le faire.
L'Autriche ne peut pas le faire cette année... En tant que pays enclavé, nous
n'avons pas accès au GNL. Toute diversification signifierait investir dans des
infrastructures plus coûteuses pour avoir accès à un gaz plus cher. »
Le
basculement s’accélère également en Allemagne où un fossé de plus en plus
profond se creuse entre le « monde politique » qui appelle à des
sanctions terrifiantes pour terrasser la Russie et le « monde économique »
qui refuse de détruire l’économie …
Le PDG du
géant allemand de la chimie BASF, Martin Brudermüller, a qualifié les plans de
Berlin visant à boycotter le gaz au prix du rouble d'"expérience hautement
irresponsable".
***
Les
États-Unis et dans leur sillage les autres « nations » (en fait des
colonie) occidentales, ne cessent d’affirmer qu'ils seraient plus égaux que les
autres et au détriment de millions de personnes dans le monde, ils agissent en
conséquence. Ils ne cessent d’édicter les règles auxquelles tous les pays du
monde se doivent de souscrire ; qui s’y oppose est rapidement condamné, accusé
de tous les maux, menacé. Généralement une guerre d’agression pudiquement
déclarée « Intervention Humanitaire ramènera « l’ORDRE »
laissant ledit pays en ruines.
Le monde s'y oppose maintenant… et pour
comprendre cela il suffit d’écouter quelques séquences de ‘afriquemedia.TV’,
la chaîne TV panafricaine, par exemple le 14 mars 2022 (« Guerre en Ukraine :
Comprendre le soutien des Africains à l’endroit de la Russie »), ou
bien le 21 mars 2022 (« Nous sommes dans
l’empire du mensonge »), avec des affirmations courantes comme celle-ci :
« Le
monde suffoque sous le diktat d’une unipolarité avec à sa tête
les États-Unis et tout l’Occident qui, avec un système implacable, appliquent
une certaine orientation ayant pour conséquence que ... moins de 5% de la
population mondiale a l’équivalent de plus de la moitié de la richesse
mondiale... »
Même s’ils
parlent en des termes moins vifs la mélodie reste là même, par exemples lors de
rencontres internationales comme à ce ‘World Government Summit’ de Dubai, ou en telle ou telle autre occasion :
« Le
président sud-africain Cyril Ramaphosa, médiateur potentiel dans le conflit
russo-ukrainien, a reproché à l’OTAN d’avoir déclenché la guerre dans
l’ancienne république soviétique en s'étendant vers l'est, aux portes de
Moscou.
» “La
guerre aurait pu être évitée si l’OTAN avait tenu compte des avertissements
lancés par ses propres dirigeants et responsables au fil des ans, selon
lesquels son expansion vers l’est entraînerait une plus grande instabilité, et
non une moindre, dans la région”, a déclaré M. Ramaphosa aux législateurs
sud-africains jeudi. »
Et les
Occidentaux ne comprennent pas… Imbéciles !
***
Vue sur la
guerre en Ukraine, hors manipulations occidentale…
BulletinN°76. Censure YouTube, bataille du Donbass, nouvel ordre économique mondial,01.04.2022.
https://odysee.com/@STRATPOL:d/bulletin76:c
***
Une bonne
dose de propagande et de déformation de la réalité venue d’Allemagne (qui
pourrait s’en étonner). En lisant certaines de ses « News » on a
souvent l’impression que les chars de combat ukrainiens sont déjà aux portes de
Moscou (peut être des rêves retro) – Der « Tagesspiegel » écrits :
Die ökonomische Basis für Putins Supermacht-Träumeschwindet
***
Pour
Republik.ch journal en ligne suisse on a :
Steigende Energiepreise könnten Europa politisch
sprengen – ausgerechnet in einer Zeit, in der die Dekarbonisierung so
nötig ist wie nie zuvor. Die Situation ist hochgefährlich – aber
nicht ausweglos.
Von Elia
Blülle, 25.03.2022
Eh bien là
le lien est fait entre la guerre et la crise climatique :
« Beim Krieg, den Putin gegen die Ukraine führt,
geht es nicht nur um Grossmachtsfantasien, Zerstörung und Geopolitik. Es geht
auch um die Klimakrise – und um Russlands hochgefährliche Rolle im Umgang
damit.»
« La
guerre que Poutine mène contre l'Ukraine n'est pas seulement une affaire de
fantasmes de grande puissance, de destruction et de géopolitique. Il s'agit
également de la crise climatique - et du rôle très dangereux de la Russie
dans la gestion de cette crise. »
Pour eux
également la Russie est isolée… (rien à en dire de plus, je suis ébahie) :
« Dass sich Russland – beziehungsweise Putin –
gerade in die Selbstisolation bombt, hat die Aussichten noch einmal
verdüstert.»
« Le
fait que la Russie - ou plutôt Poutine - se bombarde actuellement dans l'auto-isolement
a encore assombri les perspectives ».
https://www.republik.ch/2022/03/25/putin-klimakrise?utm_source=pocket-newtab-global-de-DE
***
Enfin un
peu de clairvoyance, ce qui est courant normal sur TV Liberté… qui écrit :
Près de 40
jours après l’entrée des troupes russes en Ukraine, chaque jour suscite son lot
de mensonges et de propagande. Dès le début, les racines du conflit entre
Moscou et l’Otan ont été passées sous silence dans les médias du Système au
profit d’une diabolisation contre-productive de Vladimir Poutine. De même, le
président Ukrainien, Volodymyr Zelensky, est porté aux nues sans véritables
raisons sinon qu’il dirige un pays en guerre.
Ex-membre
des renseignements suisses, Jacques Baud a été envoyé en Ukraine dès 2014 pour
l’OTAN. Il revient avec honnêteté et clairvoyance sur les étapes qui ont peu à
peu conduit à un conflit subi par les populations ukrainiennes alors qu’il
aurait pu être évité à de nombreuses reprises. Auteur de "Poutine, maître
du jeu ?"
"L’Occident
instrumentalise l’Ukraine contre Poutine" – Jacques Baud dans Le Samedi
Politique
https://www.youtube.com/watch?v=0OstI2WD3U4
*****
Les
élections et votes divers ayant lieu dans les prochaines heures risquent
également d’envenimer la situation.
En Hongrie
et en Serbie ont lieu des élections qui vont être d’une importance extrême. La
Hongrie refuse de sanctionner la Russie et de laisser les livraisons d’armement
à destination de l’Ukraine à transiter à travers le pays. La Serbie est la
forteresse ouvertement pro Russe au cœur de l’Union Européenne, refusant de participer
aux sanctions…
Aux
Pakistan, le gouvernement a non seulement repoussé toutes les pressions du
gouvernement US mais également fait un bras d’honneur aux maîtres du monde ;
le Premier ministre pakistanais, Imran Khan a félicité l’Inde de ne pas céder
aux pressions washingtoniennes… :
«
S’exprimant vendredi après avoir accusé Washington d’“ingérence” dans les
affaires intérieures du Pakistan, Khan a ensuite fait l’éloge du refus de New
Delhi d'accompagner un barrage de sanctions et de restrictions économiques
contre Moscou.
»
"Ils protègent leur politique étrangère indépendante qui est centrée sur
leur peuple”, a-t-il déclaré, cité par les médias locaux. »
Dans cette
atmosphère surchargée aura lieu dimanche un vote au sujet d’une motion de
censure déposée par l’opposition (devinez qui pousse l’opposition…).
À suivre.
Ce qui est
certain, c’est que des évènements dramatiques se préparent. Les USA et le Bloc Occidental
feront tout pour que les gouvernements récalcitrants soient éliminés ; les
renversements de gouvernements genre Maidan sont à attendre.
*****
2022.04.02 – Petites pensées sur le Monde.
2022.04.02
– Petite pensées sur le Monde actuel.
Bienvenue à
la naissance d’un nouveau système mondial.
Que se
passe t’il quand un objet de masse illimité entre en contact avec un objet
indestructible ?
Récemment
Sergei Lavrov, ministre des Affaires étrangères Russe déclarait, après une
rencontre avec plusieurs de ses homologues de toute l'Eurasie :
"Une nouvelle réalité est en train de se former : le monde unipolaire appartient irrémédiablement au passé, un monde multipolaire prend forme. C'est un processus objectif. Il est inarrêtable. Dans cette réalité, plus d'une puissance "gouvernera" - il sera nécessaire de négocier entre tous les États clés qui ont aujourd'hui une influence décisive sur l'économie et la politique mondiales. En même temps, conscients de leur situation particulière, ces pays veillent à respecter les principes de base de la Charte des Nations unies, y compris le principe fondamental - l'égalité souveraine des États. Personne sur cette Terre ne doit être considéré comme un acteur mineur. Tout le monde est égal et souverain".
Le Kremlin
semble être convaincu que la Russie peut atteindre ses objectifs sans détruire
l'Ukraine et sur le plan militaire cela semble vrai. Pourtant je crois que le gouvernement
russe est trop crédule pour réussir à négocier avec l’Ukraine et l’Occident. La
Russie a encore une fibre morale et en donne à tort une à l'Occident.
L'Occident n'a pas de fibre morale. La question que doivent se poser les Russes
est : comment négocier avec Satan.
Les peuples,
Américains, Britanniques, Français, Allemands, Japonais, les habitants de tous
les pays soumis à l'empire US ne comprennent pas comment ils ont été victimes
des sirènes américanistes, ces chimères démoniaques, dotées d’un talent
exceptionnel (aux USA on trouve les maîtres incontestés de la propagande),
séduisant leurs victimes par les accents magiques de leur chant angélique pour
mieux les soumettre.
Oui chers
amis occidentaux vous avez été trahis, bernés, manipulés, trompés ; depuis
des années vous subissez un lavage de cerveau permanent, par les mensonges des médias
auquel naïvement vous faites confiance. Nombreux sont ceux qui ne semble pas
comprendre comment une oligarchie ayant ses agents en place à Washington, au
sommet de l’Union Européenne, et dans toutes les capitales, dans les
institutions politiques, économiques, culturelles, vos femmes et hommes
politique ne sont que les serviteurs fidèles des maîtres, qui eux décident des
lois en vigueur ou étant voté par les parlements, qui décident de votre vie et
de votre avenir. L’objectif de ces gens là est de lutter jusqu'au dernier
Européen pour extraire toute richesse restante et palpable de l’UE.
La machine
démoniaque pour vous soumettre à pourtant perdu, du moins en partie le
contrôle, un grain de sable a grippé le système.
Ce grain de
sable, oui c’est la Russie et ses Peuples.
Après la
chute du communisme, dans les années 1990 une immense catastrophe s’est abattue
sur le pays. Sous le gouvernement de Boris Eltsine les oligarques locaux mais
également les oligarques occidentaux, libérés de toutes contraintes politiques
ont organiser avec et par leurs multinationales le pillage pur et simple des
richesses du pays. L’occident a, peut être gagné la Guerre Froide perdu la Paix
(La Fin de l’Histoire) et en tous les cas il n’a pas gagné les cœurs des Russes.
Ce qui est certain, c’est que dans ces années là les peuples de l’ancienne
Union Soviétique ont été vacciné contre le capitalisme à l’occidental. La venue
au pouvoir du président Poutine a tout changé et cela dans le bon sens. Depuis
la Russie a retrouvé sa force, a refusé de se soumettre, et ne se soumettra
jamais, au diktat de l’oligarchie occidentale et globaliste.
Le cœur du
problème n’est pas la Russie, ni la Chine, ni ne le sont les autres pays de ce
que l’on peut nommer le Grand Sud (tous les pays refusant de sanctionner la
Russie), le cœur du problème est l’Occident. Grisé par la
« victoire » l’Occident mené par les USA, confiant dans sa force,
aveuglé par l’illusion d’être les « Maîtres du Monde » est devenu
arrogant. Toutes les anciennes nations du Mouvement des non-alignés (MNA)
savent de quel côté soufflent les vents géopolitiques et géoéconomiques : le
moment est venu d'affirmer leur véritable souveraineté alors que "l'ordre
international fondé sur des règles" mord la poussière (naturellement il
est ici question des règles édictées par les seuls occidentaux et imposées si nécessaire
par la force militaire, le tout nommé « Intervention Humanitaire » et
avec le plastron moral et intellectuel de gens comme le « célèbre monsieur
BHL) .
Actuellement
nos politiciens, court, comme les poules dans un poulailler, à gauche et à
droite clamant à tout vent les mots « Sanctions et Contrats ». Mais
pauvres imbéciles ne comprenez-vous pas que votre domination, votre rêve
hégémonique de contrôler la planète touche à sa fin, ne comprenez-vous pas que
l'Empire américain est à sa fin.
Les
sanctions, avec lesquels depuis des années vous bombardez tout pays refusant de
se soumettre ont atteint le seuil critique, à force de tirer sur la corde, elle
a cassé. Ce que les sanctions ont fait, c'est détruire le monde basé sur le
dollar qui permettait aux Américains d'imposer au reste du monde le financement
de leur énorme déficit commercial (merci européens d’avoir financé le train de
vie du centre de l’Empire).
La Russie,
la Chine, l'Asie centrale et l'Asie de l'Est vont désormais créer leurs propres
méthodes de paiement, indépendamment de l'Occident. Cela détruira l'hégémonie
du dollar et la puissance américaine. La boucle est bouclée. L'hubris américaine
a créé une arrogance qui n'a pas pu prévaloir sur la détermination russe,
chinoise et indienne à exister en tant que Nations Souveraines. Le globalisme
américaniste, la méthode utilisée par Washington pour exercer son hégémonie,
s'effondre.
Bande
d’imbéciles à Washington et dans tous les centres de décisions de l’Empire,
vous-même avez fait, par des sanctions insensées, s'effondrer votre système de
domination.
Les pays du
Grand Sud ne vous suivront plus.
Tout ce qui
vous reste est de vous enfermer derrière un rideau de fer et de méditer sur la
chute inévitable et des raisons qui ont détruit votre réputation et, ou
pourquoi la plus grande partie du monde vous déteste.
Petite
anecdote : Lorsqu'un journaliste a demandé à Mike Tyson s'il s'inquiétait
d'Evander Holyfield et de son plan de combat, il a répondu : "Tout le
monde a un plan jusqu'à ce qu'il reçoive un coup de poing dans la bouche".
Ce que
Tyson a dit est similaire au vieux dicton "aucun plan ne survit au premier
contact avec l'ennemi".
Ce poing
dans la figure, c’est le Président Vladimir Poutine qui vous là donné et pour
cela je l’en remercie.
NATO should have been dissolved in 1991 – China
1 Apr, 2022
10 :43
https://www.rt.com/news/553100-china-nato-ussr-disintegration/
Friday, April 1, 2022
Petite Citation
Tous les gouvernements sont affligés d'un grave problème chronique ; le pouvoir exerce une grande attraction sur les natures pathologiques. Ce n'est pas tant que le pouvoir corrompt, mais il fascine les sujets corruptibles. Ces gens ont tendance à s'enivrer de violence, ce qui crée rapidement les conditions d'une accoutumance fâcheuse.
- Frank Herbert
2022.04.01 – Pensées libres…
2022.04.01 –
Pensées libres…
Les essais des
USA pour faire baisser le prix du pétrole sur les marchés mondiaux deviennent
pathétique. Ce qui par le passé, quand les USA étaient les maîtres incontestés
du monde, était une mesure efficace, semble maintenant plutôt être un acte désespéré.
Leur stratégie ne pourra pas être durable. Cela démontre clairement l'absence
de levier à leur disposition pour inciter les pays producteurs de pétrole (qui
leur font un bras d’honneur) à participer au conflit économique contre la
Russie, en produisant davantage pour faire baisser les cours.
Quand aux
sanctions contre la Russie, ainsi que les menaces de sanctions envers les pays
refusant d’y participer se retourne contre le Bloc-Occidentale. Les USA, l’Union
européenne, les pays de l’OTAN, l’Australie et la Nouvelle Zélande, le Japon et
la Corée du Sud bien que sanctionnant la Russie ne le font que du bout des
doigts, préférant peut être voir comment la situation se développe… , vont être
les premières victimes de leur folie, de leur crise hystérique de russophobie
aigue. La palme d’or va clairement aux Européens, maximisant les dégâts dans
leur économie ils ne semblent pas comprendre que les USA, bien que criant au
monde Sanctions, Sanctions, Sanctions… continuent d’importer du brut russe,
simplement parce qu’ils en ont besoin (les pétroles léger issues du fracking
étant inapte à la production de gas-oil)
https://www.rt.com/business/553034-us-russia-fertilizers-sanctions/
https://www.rt.com/business/553002-us-russia-oil-imports/
De plus les sanctions ont créé, en Russie, une grande opportunité de substitution des importations. Les investissements russes dans l'économie russe empêchent les propriétaires étrangers de faire sortir les bénéfices du pays. Au contraire, les bénéfices sont réinvestis et enrichissent les Russes plutôt que les Occidentaux.
Les
sanctions sauvent également la Russie du mondialisme et, avec lui, sa
souveraineté, tout en brisant l'accord de Bretton Woods qui conférait aux
États-Unis un monopole financier et monétaire.
Le principal effet des sanctions américaines est la dédollarisation,
c'est-à-dire la fin du rôle du dollar comme monnaie mondiale.
La dédollarisation
signifie la fin de la gratuité dont bénéficiaient les États-Unis grâce aux étrangers
qui finançaient le déficit commercial américain. Les Américains vont bientôt faire
l'expérience d'une vie qui ne sera plus subventionnée par le reste du monde.
La Russie pourrait
maintenant être prête à connaître une croissance économique rapide comme la Chine.
Et une fois que Poutine se sera débarrassé de Elvira Nabioullina directrice incompétente
de la banque centrale (et ouvertement pro-Occidentale si pas Atlantiste). La
directrice actuelle de la banque centrale est 100 fois plus dommageable pour la
Russie que les sanctions.
L'empire
américain (qui est en chute libre) n'est plus le véritable problème auquel la
Russie est confrontée. Le vrai, le grand
danger pour la Russie, ce sont les mondialistes pro-occidentaux dans ses
propres cercles supérieurs. Ces gens-là sont le véritable danger pour la
Russie. Chacun d'entre eux est un agent
américain de facto.
2022.03.31 – Pensées itinérantes
2022.03.31 –
Pensées itinérantes
Malgré tout
cela des milliards de pensées se bousculent et s’entrechoquent dans ma tête.
Oh, je sais bien que ce flot incessant d’idées est une source inépuisable
d’inspiration et de créativité, mais mes pensées et mes émotions en
arborescence fusent dans tous les sens et parfois sont comme des bêtes sauvages
que j’ai peine à apprivoiser.
Autour de
moi le monde bouge, tremble, vibre, semble prêt à exploser. Je vois la folie
ambiante, folie climatique, folie guerrière, folie économique, folie
scientifique de l’homme se prenant pour Dieu, la folie humaine tout simplement.
Il avait bien raison, George Orwell quand dans son roman « 1984 » il
écrivait : « Pour que l'égalité humaine soit à jamais écartée, pour
que les grands, comme nous les avons appelés, gardent perpétuellement leurs
places, la condition mentale dominante doit être la folie dirigée. »
Thursday, March 31, 2022
2022.03.31 - Pensées sur les "Tension" dans le Pacifique...
Îles Salomon/Australie :
Il est bien
connu que le gouvernement des îles Salomon a conclu avec la Chine des accords
dans différent domaines. …
Imaginons
un instant que la Chine, avec l’accord du gouvernement des îles Salomon décide
de placer un ou deux unités de la flotte chinoise dans les eaux territoriales
des Salomon.
Et bien sûr
l’Australie, ce parangon de la « Démocratie » se sent déjà menacé. On a de ce
fait un exemple flagrant de la double morale et de l’arrogance « Occidentale ».
Etrange
n’est-ce pas ? La Russie se sent menacé par les activités Otaniennes en
Ukraine, et elle a par ailleurs toutes les raisons de de le faire, passe à
l’action (Guerre contre les Atlantistes, Américanistes et Globalistes), et cela
devrait être un crime.
Je crains
que le gouvernement des Îles Salomon ne soit vraiment en danger, pas de la part
des Chinois, mais bien des « Démocratures » Occidentales (USA en tête). Un coup
d’état ou une révolution de « couleur » peut-être même une Action militaire,
organiser par les occidentaux est plus que probable.
Donc, non
seulement double morale mais belle et bien la preuve que les grandes paroles du
genre « UN pays peut décider librement avec quels autres pays il veut
conclure des accords » sont des « règles » à géométrie variable.
Mais nous sommes le camp du BIEN 😁😁😁
Beijing-Solomons Deal: A Threat to Australian Sovereignty
Gabriël Moens
Commentary
On March
24, a leaked draft agreement between the Solomon Islands and the People’s
Republic of China on security cooperation sent shockwaves through the
Australian political and security establishments.
Article 1
of the Agreement stipulates that “China may, according to its own needs and
with the consent of the Solomon Islands, make ship visits to, carry out
logistical replenishment in, and have stopover and transition in the Solomon
Islands, and the relevant forces of China can be used to protect the safety of Chinese
personnel and major projects in the Solomon Islands.”
The
disclosure of the existence of a secret security agreement between the two
nations has spawned a variety of comments, which are either provocative or
conciliatory. For example, David Llewellyn-Smith, former owner of The Diplomat,
a prominent Asia Pacific foreign affairs journal, has argued that the proposed
security agreement presents Australia with its own “Cuban missile crisis.”
Specifically,
he contends that the establishment of a Chinese base in the Solomon Islands
would be “the effective end of our sovereignty and democracy” and that
Australia has no choice but to “invade and capture Guadalcanal such that we
engineer regime change in Honiara.”
In
contrast, the Australian Minister for Foreign Affairs, Marise Payne, in a
statement released on March 25, strikes a more conciliatory note when she
commented that the Australian government has “regularly and respectfully raised
our concerns with the Solomon Islands Government and will continue to do so”
and that Australia “would be particularly concerned by any actions that
undermine the stability and security of our region, including the establishment
of a permanent presence such as a military base.”
Although
both viewpoints confirm the strategic importance of the Solomon Islands to
Australia, it is difficult to reconcile them. Hence, it is appropriate to
consider whether the agreement between the Solomon Islands and China threatens
Australia’s sovereignty; by considering the background of this matter and its
context, it might be possible to secure a better understanding of this issue.
When the
present Prime Minister of the Solomon Islands, Manasseh Sogavare, came to power
on April 24, 2019, he severed the Islands’ diplomatic ties with Taiwan in
September 2019 (followed by Kiribati four days later). The Solomon Islands then
recognised China as its legitimate diplomatic partner.
In 2020,
China sent 14 grievances to Australia that, according to Beijing, poison the
bilateral relationship between the two countries. The list of grievances
includes Australia’s banning of Huawei from its 5G network and its insistence
to convene an international commission to consider the origins of the COVID-19
virus.
Beijing
also complained about the Foreign Influence Transparency Scheme Act 2018
(FITS), which was meant to expose dangerous foreign influences well-known to
our security agencies.
In 2018, the then federal Attorney-General Christian Porter
stated that this new Act would “safeguard the nation’s democracy.”
“FITS will provide visibility of the forms and sources of
foreign influence in Australia’s governmental and political processes,” he
said. This law was therefore
supposed to protect Australia from foreign undemocratic regimes, such as China,
attempting to influence Australian citizens.
In getting a foothold in the Pacific, China would make it
easier to isolate Taiwan. Thus, the draft agreement, if it were to result in
the establishment of a military base, could significantly serve the
geopolitical interests of Beijing.
The agreement would also effectively weaponise the list of
14 grievances because, in a military conflict, China would be able to strike
Australia, especially if a military base on the Solomon Islands were to have
cruise missile boats and hypersonic missiles that could reach Brisbane in less
than 15 minutes.
Of course, the Solomon Islands is an independent nation,
and, as such, it enjoys the benefits of sovereignty and the concomitant right
to make its own decisions.
In fact, the Solomon Islands also has a current operational
security agreement with Australia, signed in August 2017. The agreement enables Australia “to deploy
rapidly and effectively in an operational capacity in the event of a major
security challenge or event, including humanitarian response situations.”
The comment
in the agreement that the Pacific Region is “of great importance to Australia”
and that the “stability of Solomon Islands has a major impact on the security
of Australia and the broader region” underscores the importance of the Islands’
security to Australia.
Australia
has always assumed the role of the police officer in the Solomons Islands, most
recently in November 2020, when protestors tried to storm the parliament and
set fire to Honiara’s Chinatown in a three-day rampage.
The riots
were, at least partially, a response to the decision of the Sogavare government
to sever diplomatic relations with Taiwan and to switch its allegiance to
Beijing.
Australia deployed 200 peacekeepers to restore order, which
helped the prime minister of the Islands to retain power. At present, there is
still 50 Australian personnel serving in the Islands until the end of 2023.
Following international criticism of the agreement with
China, the Solomon Islands described its foreign policy strategy as “friends to
all, enemies to none.”
Additionally, the Solomon Islands, on March 25, sought to
justify the proposed agreement with China as necessary to improve the quality
of the 800,000 people who live on the islands “and address soft and hard
security threats facing the country.”
Even if this justification is plausible, the agreement
dealing with police cooperation with Beijing can be characterised as an example
of opportunism, or dollar diplomacy, which fails to consider the interests of
the whole Pacific region, especially Australia.
The suggestion of Llewellyn-Smith to secure Guadalcanal and
to seek regime change in Honiara is reminiscent of the invasion by the United
States, under the presidency of Ronald Reagan, of the island of Grenada on Oct.
25, 1983, to restore order caused by internal divisions in the ruling communist
party.
The Grenada
invasion, coined “Operation Urgent Fury,” was a successful intervention that
could be used as a boilerplate in case Australia decides to act upon
Llewellyn-Smith’s recommendation.
The
language of Article 1 of the proposed Solomon Islands-China security agreement
is suitably vague. However, if it were interpreted as allowing China to
establish a military base in the Solomon Islands, which is only 1,700
kilometres (1050 miles) from the coast of Queensland, Australia might well
decide to act to protect its Asia-Pacific interests.
Views
expressed in this article are the opinions of the author and do not necessarily
reflect the views of The Epoch Times.
Gabriël Moens
Gabriël A. Moens AM is an emeritus professor of law at the
University of Queensland, and served as pro vice-chancellor and dean at Murdoch
University. In 2003, Moens was awarded the Australian Centenary Medal by the
prime minister for services to education. He has taught extensively across
Australia, Asia, Europe, and the United States. Moens has recently published two novels “A
Twisted Choice” (Boolarong Press, 2020) and “The Coincidence” (Connor Court
Publishing, 2021).
Wednesday, March 30, 2022
“Dollar Hegemony Ended Last Wednesday”: Michael Hudson Interviewed by Margaret Flowers on Clearing the Fog
Posted on March 30, 2022 by Yves Smith
Yves here.
This talk overlaps with the Michael Hudson interview we posted yesterday, and
again focuses on the impact of US sanctions and Russian countersanctions on the
position of the dollar and US economic power. This version is a bit more
concise, which may be easier for sharing. And there’s a podcast, for those who
prefer to listen. Enjoy!
Originally
published at Popular
Resistance
Margaret Flowers: You’re listening to Clearing the FOG, speaking truth to expose the forces of greed, with Margaret Flowers. And now I turn to my guest, Michael Hudson. Michael is the president of the Institute for the Study of Long-term, Economic Trends, ISLET. He’s a Wall Street financial analyst and a distinguished research professor of Economics at the University of Missouri, in Kansas City. He’s also the author of numerous books and recently updated his book, “Super Imperialism: The economic strategy of American Empire.” Thank you for taking time to speak with me today, Michael.
Michael Hudson: Well, thanks for having me on Margaret.
MF: You’ve talked a lot and written a lot about dollar
hegemony and what’s happening now with de-dollarization. Can you start out by
explaining to my listeners what dollar hegemony is and how it has benefited the
wealthy class in the United States?
MH: Dollar hegemony seems to be the position that has just
ended as of this week very abruptly. Dollar hegemony was when America’s war in
Vietnam and the military spending of the 1960s and 70s drove the United States
off gold. The entire US balance of payments deficit was military spending, and
it began to run down the gold supply. So, in 1971, President Nixon took the
dollar off gold. Well, everybody thought America has been controlling the world
economy since World War I by having most of the gold and by being the creditor
to the world. And they thought what is going to happen now that the United
States is running a deficit, instead of being a creditor.
Well, what happened was that, as I’ve described in Super
Imperialism, when the United States went off gold, foreign central banks
didn’t have anything to buy with their dollars that were flowing into their
countries – again, mainly from the US military deficit but also from the
investment takeovers. And they found that these dollars came in, the only thing
they could do would be to recycle them to the United States. And what do
central banks hold? They don’t buy property, usually, back then they didn’t.
They buy Treasury bonds. And so, the United States would be spending dollars
abroad and foreign central banks didn’t really have anything to do but send it
right back to buy treasury bonds to finance not only the balance of payments deficit,
but also the budget deficit that was largely military in character. So, dollar
hegemony was the system where foreign central banks keep their monetary and
international savings reserves in dollars and the dollars are used to finance
the military bases around the world, almost eight hundred military bases
surrounding them. So, basically central banks have to keep their savings by
weaponizing them, by militarizing them, by lending them to the United States,
to keep spending abroad.
This gave America a free ride. Imagine if you went to the
grocery store and you just paid by giving them an IOU. And then the next week
you want to buy more groceries and you give them another IOU. And they say,
wait a minute, you have an IOU before and you say, well just use the IOU to pay
the milk company that delivers, or the farmers that deliver. You can use this
as your money and just you’ll as a customer, keep writing IOU’s and you never
have to pay anything because your IOU is other people’s money. Well, that’s
what dollar hegemony was, and it was a free ride. And it all ended last
Wednesday when the United States grabbed Russia’s reserves having grabbed
Afghanistan’s foreign reserves and Venezuela’s foreign reserves and those of
other countries.
And all of a sudden, this means that other countries can no
longer safely hold their reserves by sending their money back, depositing them
in US banks or buying US Treasury Securities, or having other US investments
because they could simply be grabbed as happened to Russia. So, all of a sudden
this last week, you’re seeing the world economy fracture into two parts, a
dollarized part and other countries that do not follow the neoliberal policies
that the United States insists that its allies follow. We’re seeing the birth
of a new dual World economy.
MF: Wow, there’s a lot to unpack there. So, are we seeing
then other countries starting to disinvest in US dollars? You’ve written about
how the treasury bonds that these central banks buy up have been basically
funding our domestic economy. Are
they starting to shed those bonds or what’s happening?
MH: No,
they haven’t been funding our domestic economy because the Federal Reserve can
create its own money to fund the domestic economy. We don’t need to
borrow from foreign countries to fund our economy. We can print it ourselves.
What the dollar hegemony does is fund the balance of payments deficit. It
funds our spending in other economies, our spending abroad. It doesn’t help our economy, but it
does help us get a free ride from other countries. The more dollars we spend in making a
military base, all these military expenditures get turned over to the local
Central Bank that turns and sends them back to the Federal Reserve or deposits
them in US bank accounts. So, it’s the international free ride we get, not a
domestic free ride.
MF: Okay.
So are we seeing countries now, since this past week, starting to move their
assets back to repatriate them because I know for Afghanistan, a big problem is
that most of the government’s money was outside of the country and that has
been used as a weapon against Afghanistan by seizing those assets and not
allowing the Central Bank of Afghanistan to have them. Are we starting
to see other countries repatriating their money and gold?
MH: Well, figures are only available at the end of
each month, reported at the end of each month and then there’s a two-month
delay, so we don’t have any idea what’s happening. But I’ve been talking to
people all over the world in the last few days and the consensus is that everybody
is now deciding the only place, certainly if you’re China or Russia or
Kazakhstan or you’re in the Eurasian orbit, South Asia, East Asia, you realize,
wait a minute, if all we have to do is something like Allende did in Chile or
all we have to do is refuse to sell off our industry to American investors and
they can treat us like they’ve treated Venezuela. So you can imagine that
everybody’s watching this and there’s an expectation that as a result of the
war in Ukraine, that’s really America’s NATO war, that this is going to create
a balance-of-payments crisis throughout the whole Global South as their energy
prices go up, oil prices soar, food prices are going to soar and this is going
to make it impossible for them to pay their foreign debts unless they go
without food and energy. Obviously, this is a political crisis. That is, the
only result can be to split the world in two.
MF: You’ve been writing about this happening. You’ve written
that the de-dollarization has been happening relatively quickly in recent
years. So, are we now we’re now just seeing the end result of that? I mean,
people said it could happen quickly. Is that exactly what we’re seeing right
now?
MH: Yes, and nobody expected that it would happen this
quickly. Nobody expected that it would be the United States itself that
ends de-dollarization. People thought that, well, most of the sales of my
book describing this super imperialism were bought by the Defense Department
and they looked at it as a how -to-do-it book. And I was brought down to the
White House and the Defense Department to explain to them how imperialism
works.
I had expected that maybe China, Russia, and other countries
would say, “We don’t want to give America free rides.” And yet it was the
United States itself that broke all of this, by grabbing Russia’s reserves
right after it grabbed Afghanistan’s and Venezuela’s reserves.
Nothing like this has happened in modern history, even in
the 19th century wars. In the Crimean War in the mid-19th century, Russia,
England and Germany, everybody kept paying the debts to the countries they were
fighting against because the idea is that debts were sacrosanct. And now, all of a sudden, not only
are debts are not sacrosanct, but countries can just grab foreign savings. I
guess the problem began after the Shah of Iran fell and the United States
grabbed Iran’s money and refused to let it pay its bond holders and started the
whole war against Iran for trying to take control of its own oil resources. So,
all of a sudden, the United States grabbing this has ended what
everybody thought was an immutable morality.
MF: So that was in 1979 that the Shah fell in Iran and, and
over the last number of decades, the United States has been increasingly using
economic warfare against countries through what people call sanctions, but
they’re actually, illegal unilateral coercive measures, has that been kind of
driving and setting the stage for what is happening today?
MH: Yes, the International Monetary Fund has operated,
basically, as an arm of the Defense Department. It’s been bailing out
dictatorships, bailing out Ukraine, lending money to countries whose client
oligarchies America wants to support, and not lending any money to countries
that America doesn’t want to support, like Venezuela. So, its job is basically
to promote neoliberal policies, and to insist that other countries balance their
payments by undergoing a class war against labor.
The
conditionality that the IMF insists upon for foreign borrowing is that
countries devalue their currency and lower their wage rates and pass anti-labor
legislation. Well, when you lower the currency’s exchange rate, what do you
really lower? Food prices are set in dollars internationally, raw materials
prices are, and prices for machinery and many goods. The only economic variable
devalued is domestic labor (and domestic rents). The IMF has been using this
kind of junk-economic free-trade policy as a means of keeping the wage rates in
the Global South down. You
could say it’s a financialization of an ultimately military conflict to
promote neoliberal ideology.
MF: And you mentioned the lowering wages and things like
that. And this is actually done because it’s favorable to US investors and US
business, right? I mean, the World Bank actually has an index, the cost of
doing business index, that helps inform large corporations about laws that
countries pass that make them more favorable to businesses to come in.
MH: It’s even worse than that. The central aim of the World
Bank is to prevent other countries from growing their own food. That is the
prime directive. It will only make loans for countries to earn foreign currency
and it has insisted ever since about 1950 that countries that borrow from it
must shift their agriculture to plantation export crops to grow tropical crops
that cannot be grown in the United States for environmental and weather
reasons. And the countries must not grow their own food and must not undertake
Land Reform or small family-based farming. So, it insisted on foreign-owned agribusiness in large plantation
agriculture. And what that means is that countries that have borrowed for agricultural
loans have not been loans to produce their own food. It’s been to compete with
each other producing tropical export crops while being increasingly dependent
on the United States for their food supplies, and for their grain. And
that’s part of the corner they painted them into that is going to be creating
such a world famine this summer.
MF: I definitely want to get into that as well as the energy
situation and the climate crisis, but before we do that, I just want you to
comment quickly on how this has also been driving countries to seek
alternatives. The United States removed Russia from the SWIFT system, which is
the international mechanism for doing trading and finance. It threatened China
if they didn’t denounce what was happening with Russia and Ukraine to kick them
out of the SWIFT system. So, this hubris of the United States is also kind of
driving countries away to seek other alternatives, right?
MH: That’s the whole point. Well, fortunately they’ve been
threatening to kick Russia out of SWIFT for the last two years. And so, Russia
and China have been putting in place an alternative system. So, they almost
pretty smoothly are shifting over to using their own currency with each other
instead of using the dollar. And that’s part of what has ended the dollar
standard and ended dollar hegemony.
If the way you have dollar hegemony is to have other
countries deposit your money in your banks and handle their oil trade with each
other by financing it in dollars, but all of a sudden you grab all
their dollars and you don’t let them use US banks to pay for their oil and
their trade with each other, then they’re going to shift to a different system.
And that’s exactly what has
ended the dollar hegemony, as you just pointed out.
MF: So,
let’s get a little bit into where things are headed with this new situation, a
rapidly changing situation. It may be hard to say what’s happening, but you
talked about a food crisis this summer. Can you talk a little bit about more
about that and does the conflict in Ukraine feed into that?
MH: Well, as President Putin and Lavrov have said, the
fighting in Ukraine isn’t really over Ukraine at all. It’s a fight over what
shape the world will take and whether the world will be unipolar or, as it now
appears, multipolar. The US, for the last year before it began to escalate
attacks on the Russian-speaking Ukraine, was trying to block Europe from, and
especially Germany, from buying Russia gas and oil.
There are three pillars of American foreign policy that base
American power. The first pillar is the oil industry. That’s the most powerful
industry next to banking in the United States. And United States throughout the
20th century, along with Britain and France, have controlled the world oil
trade.
That has benefited the United States in two ways. Number one, we are a major oil
exporter because we have a big oil and gas industry. But, number two, our US
companies control the foreign oil trade. So that if some country, say Chile or
Venezuela, does something that the United States doesn’t like, like growing
their own food or pursuing a socialist policy, the United States can simply cut
off their oil and sanction them. Without oil, they don’t have energy to drive
the cars or power their factories or drive their GDP.
So, the American war in Ukraine is really a war against
Germany. Russia is not the enemy. Germany and Europe are the enemy and the
United States made it very clear. This is a war to lock in our allies
so they cannot trade with Russia. They cannot buy Russian oil. They must be
dependent on American oil for which they will have to pay three or four times
as much. They will have to be dependent on American liquefied natural gas for
fertilizer. If they don’t buy American gas for fertilizer, and we don’t let
them buy from Russia, then they cannot put fertilizer on the land and the crop
yield will fall by about 50% without fertilizer.
So, the, the war in Ukraine was to make Russia look so bad
by defending itself against the attacks by the Ukrainian right wing in the
Russian-speaking areas that the US has said, look at how bad Russia is. You’ve got to forego buying oil and
gas or grain or titanium or palladium or anything else from Russia.
And so, the
effect of this war has been to lock the NATO countries into dependency on the
United States because the great fear of the United States in the last
few years is that as America is de-industrializing, these countries are looking
to the part of the world that’s growing, China, Central Asia, Russia, South
Asia. And the United States feared losing control of its satellites
mainly in NATO, but also in South America. So, it sanctioned and blocked their
ability to buy non-US energy. They’re blocking their ability to buy non-US
food, blocking their ability to invest in or use their surplus to get prosperous
by investing in China, Russia, or Eurasia.
So, this is basically a war of America to lock in its
allies. Well, the result is that oil prices, now that you can’t get Russian
oil, are going to go way, way up, and that is going to create a crisis for many
of the Global South countries that are oil deficit countries. The fertilizer
companies in Germany have already been closing down because they say, without
Russian gas, we make our fertilizer out of gas, and if we can’t get Russian
gas, we can’t produce the fertilizer that. So, world fertilizer prices are
going way up.
Russia is the largest grain exporter. And now that grain
exports are being blocked by the sanctions, the question is, what are North
Africa and the Near East going to do that have been depending very largely on
Russian grain exports? Their food prices are going to go way up.
You can imagine just from seeing what’s happening in the
United States when gas prices go up here, food prices go up here, not only does
it put a squeeze on individual family budgets, but throughout the world, it
puts the squeeze on the balance of payments of other countries. And so, they’re
desperate. How are they going to pay the higher prices unless they
borrow even more money from US banks?And of course, that’s another arm of
US policy. The US banks hope to make a killing in making loans at rising
interest rates to third world countries.
And of
course, arms exports. NATO in the last few days has agreed to make
American arms exports to increase their purchase of arms. So, the stock market
has been soaring in the last few days. They say this, the world famine, the
world crisis is a bonanza for Wall Street. The oil company stocks are going way
up, the military, industrial stocks, Boeing Raytheon way up, the bank
stocks. This is America’s great power grab, and it realizes, when it can create
a crisis and tell the Global South or poor countries your money or your life.
This is how most of the great property grabs and conquests have been made
throughout history.
MF: And just this week at the NATO meetings, President Biden
basically said food prices are going to go up in the United States and Europe
as a result of what’s happening. And that’s just the price we have to pay.
MH: Well, what he should have said, this is the price theyhave
to pay us. That’s how the stock market took it. When he said this
is the price we have to pay, this is the price consumers have to pay to the
American oil companies, to the American Agricultural food distribution
companies. It’s the price other countries have to pay to the United States.
This is to say to the rest of the world, you know, we’ve got
you completely, I don’t know how to put it, what phrase to use, but you don’t
have any choice, your money or your life. We’ve got you trapped. And he’s crowing
over the fact that this resulting inflation is exactly what was intended by the
war in Ukraine that has led to the isolation of Russia and other countries
following a non-US policy.
MF: But more and more countries in Latin America, in Africa,
are turning to countries like China for partnerships, for investment. Do you
see a point coming where there is just this real shunning of the United States
and turning to these alternatives?
MH: That is exactly what’s going to happen. What’s going to
happen is, China’s investment is very different from US investment. US
and European investment will give financial investments to countries at
interest that the whole country is liable for to repay. China’s investment is
taking place by means of the Belt and Road Initiative and direct capital
investment in developing ports, infrastructure and railways. And instead of having a general
financial claim against these countries, China has an equity claim, a property
claim backed by the physical means of production that it puts in place.
Well, this
summer, when countries say they cannot afford to pay their foreign debts, the
United States has as a backup plan, okay, let’s write down everybody’s debts,
government debts, to each other so that governments can pay the private bond
holders and the banks. And they’re going to try to, essentially the US
will forgive its debts so that Latin America can pay Chase Manhattan Bank and
Citibank and the bondholders. And
China is going to say, wait a minute, we don’t have any financial claim against
these countries. We didn’t lend them dollars. We didn’t lend them our
foreign currency at all. We built assets there and the assets are still in
place. There’s no problem there.
So,the question is, whose debts are going to be written
down to whom?And all of this is going to lead to, as you can imagine,
destabilization. The United States is probably going to try to push regime
change on countries that try to trade with China as it’s already threatened
China with. And the more sanctions the United States imposes on Latin
America, Africa and the Near East and South Asia, they will be creating a
crisis, but the crisis will lead the rest of the world to treat the United
States in the same way that Russia and China are treating the United States as
just the enemy threatening the entire world with their neoliberal power grab.
So, the United States in a way is isolating itself from the rest of the world
by declaring war on it.
MF: And I think that’s not going to be good for us here at
home in the United States. You’ve
talked about the way that the current economy has been structured. You’ve also
raised a lot of concern about the climate crisis. And of course, we have the
recent IPCC report basically saying that we’re way behind in taking action to
even adapt to the climate crisis or the warming that we’re going to be
experiencing. So now in this new situation, how do you see that
impacting the climate crisis?
MH: Here’s what Biden said, in effect: “We’re way behind in
the pace of global warming.” American
policy is based on increasing and accelerating global warming. That has been a
central point of US policy ever since I joined the Hudson Institute in the
1970s. The United States is opposing any attempt at trying to preventglobal
warming because you can imagine what would happen if other countries go to
solar energy and renewable energy. That will reduce their dependency on
the US oil industry. If you
look at American policy, it is being run basically by the oil industry to
establish dependence of other countries on oil. Then obviously the
last thing the United States is ever going to do is prevent global warming.
So, if we’re behind in global warming, it’s that the sea level is not rising
fast enough. The world is not getting hot fast enough not to lock in foreign
reliance on America’s oil.
And I think you’ve seen what in the last few weeks, what
President Biden has said, the fuel of the future is coal and oil. Right now,
he’s in Poland. I think he’s suggesting that Polish coal, which is one of its
major products, should be used in Europe instead of Russian gas. So, American foreign policy is based
on the accelerated use of coal and oil, not renewable energy.
Now, that’s why I think the environmental movement should
become an anti-war movement and the movement against this neoliberal dollar
hegemony. You’re not going to avoid global warming unless you stop the
dominance of American foreign policy by the oil industry.
MF: I think we’ve been seeing that shift over the last few
years where the climate movement is starting to understand we can’t address
this crisis without addressing the US military. So just in the last minutes
that I have with you, what do you have to say to the listeners about where this
is going for us materially as people living in the United States, a country
that has been showing itself to be a failing state? The Covid-19 pandemic, I
think, has really exposed that in so many ways, the financial insecurity that
people are facing, housing, education, health care, all of the failures of the
government to meet the basic needs of the people. How do you think that’s going
to change with this new situation?
MH: Well, the United States has been getting a free ride
internationally. So, much of the prosperity here has been the result of our not
having to pay for our own military spending, not having to pay for many of the
foreign investments that we’ve got that supply the US with low priced foreign
raw materials. All that is being ended by President Biden’s policy, which, of
course, the Republicans support just as much as the Democrats.
So, there’s really a political movement that is ending up
impoverishing, I’d say, 99% of Americans. While the Federal Reserve saves the
stock and bond market for the 1%, there’s going to be a huge squeeze that’s
going to force, I think, most American families into debt leading to probably a
close down of a lot of businesses just as you had the Covid crisis closing down
a lot of businesses. You’re going to have the rising fuel prices, the rising
food prices utterly force families into default and an inability to be
self-supporting without either running into debt or selling their homes and
becoming renters.
MF: And that’s a whole other problem with the buying up of
the housing in the United States by these investment corporations so that they
can then control those rent prices. It sounds like difficult days are ahead.
MH: Yes. Well, and nobody can really ,it’s really Uncharted
Territory because nobody thought there was an alternative. The economic view
was as Margaret Thatcher said, “There is no alternative.” Well, now, America’s
forced the world to find its own alternative.
MF: Well, thank you for sharing that wisdom with me. I encourage people to continue to
follow you and read your books and follow your writing. Where’s the best place
to find you?
MH: I have
a website: Michael-Hudson.com. And I’m on Patreon. I post my articles on the
website and on Patreon.
MF: Well,
thank you so much for taking time to speak with me today, and for the important
work that you’re doing.
MH: Well,
I’m awfully glad we had to talk about this, Margaret.
and: https://popularresistance.org/michael-hudson-us-dollar-hegemony-ended-abruptly-last-wednesday/
**********************************************************************************
Traduction
en Français:
"L'hégémonie
du dollar s'est terminée mercredi dernier" : Michael Hudson interviewé par
Margaret Flowers sur Clearing the Fog
Posté sur 30
mars 2022 par Yves Smith
Yves
ici. Cette discussion chevauche l'interview de Michael Hudson que nous
avons publiée hier et se concentre à nouveau sur l'impact des sanctions
américaines et des contre-sanctions russes sur la position du dollar et la
puissance économique américaine. Cette version est un peu plus concise, ce
qui peut être plus facile à partager. Et il y a un podcast, pour ceux qui
préfèrent écouter. Prendre plaisir!
Publié
à l'origine sur Popular
Resistance
Margaret
Flowers : Vous écoutez Clearing the FOG , dire la vérité pour
exposer les forces de la cupidité, avec Margaret Flowers. Et maintenant,
je me tourne vers mon invité, Michael Hudson. Michael est le président de
l'Institut pour l'étude des tendances économiques à long terme, ISLET. Il
est analyste financier à Wall Street et éminent professeur-chercheur en
économie à l'Université du Missouri, à Kansas City. Il est également l'auteur
de nombreux livres et a récemment mis à jour son livre, « Super
impérialisme : la stratégie économique de l'empire
américain ». Merci d'avoir pris le temps de me parler aujourd'hui,
Michael.
Michael
Hudson : Eh bien, merci de m'avoir sur Margaret.
MF : Vous
avez beaucoup parlé et beaucoup écrit sur l'hégémonie du dollar et sur ce qui
se passe actuellement avec la dédollarisation. Pouvez-vous commencer par
expliquer à mes auditeurs ce qu'est l'hégémonie du dollar et comment elle a
profité à la classe aisée aux États-Unis ?
MH :
L'hégémonie du dollar semble être la position qui vient de se terminer cette
semaine de manière très abrupte. L'hégémonie du dollar a eu lieu lorsque
la guerre américaine au Vietnam et les dépenses militaires des années 1960 et
1970 ont chassé les États-Unis de l'or. L'intégralité du déficit de la
balance des paiements des États-Unis était constituée de dépenses militaires,
et il a commencé à réduire l'offre d'or. Ainsi, en 1971, le président
Nixon a retiré le dollar de l'or. Eh bien, tout le monde pensait que
l'Amérique contrôlait l'économie mondiale depuis la Première Guerre mondiale en
détenant la majeure partie de l'or et en étant le créancier du monde. Et
ils ont pensé à ce qui allait se passer maintenant que les États-Unis accusent
un déficit, au lieu d'être créanciers.
Eh bien, ce
qui s'est passé, c'est que, comme je l'ai décrit dans Super Imperialism,
lorsque les États-Unis ont abandonné l'or, les banques centrales étrangères
n'avaient rien à acheter avec leurs dollars qui affluaient dans leurs pays –
encore une fois, principalement à cause du déficit militaire américain mais
aussi à cause des rachats d'investissements. Et ils ont découvert que ces
dollars arrivaient, la seule chose qu'ils pouvaient faire serait de les
recycler aux États-Unis. Et que détiennent les banques centrales
? Ils n'achètent pas de propriété, généralement, à l'époque ils ne l'ont
pas fait. Ils achètent des bons du Trésor. Et donc, les États-Unis
dépenseraient des dollars à l'étranger et les banques centrales étrangères
n'auraient rien d'autre à faire que de les renvoyer directement pour acheter
des bons du Trésor pour financer non seulement le déficit de la balance des
paiements, mais aussi le déficit budgétaire qui était en grande partie
caractère militaire. Alors, l'hégémonie du dollar était le système
dans lequel les banques centrales étrangères conservent leurs réserves
d'épargne monétaire et internationale en dollars et les dollars sont utilisés
pour financer les bases militaires dans le monde, près de huit cents bases
militaires les entourant. Donc, fondamentalement, les banques centrales
doivent conserver leur épargne en la militarisant, en la militarisant, en la
prêtant aux États-Unis, pour continuer à dépenser à l'étranger.
Cela a
donné à l'Amérique un tour gratuit. Imaginez si vous alliez à l'épicerie
et que vous veniez de payer en leur donnant une reconnaissance de
dette. Et puis la semaine suivante, vous voulez acheter plus de produits
d'épicerie et vous leur donnez une autre reconnaissance de dette. Et ils
disent, attendez une minute, vous avez une reconnaissance de dette avant et
vous dites, eh bien utilisez simplement la reconnaissance de dette pour payer
la compagnie laitière qui livre, ou les agriculteurs qui livrent. Vous
pouvez l'utiliser comme votre argent et en tant que client, continuez à écrire
des reconnaissances de dette et vous n'aurez jamais rien à payer car votre
reconnaissance de dette est l'argent des autres. Eh bien, c'était ça
l'hégémonie du dollar, et c'était un tour gratuit. Et tout s'est terminé
mercredi dernier lorsque les États-Unis ont accaparé les réserves de la Russie
après avoir accaparé les réserves de change de l'Afghanistan et les réserves de
change du Venezuela et celles d'autres pays.
Et tout
d'un coup, cela signifie que d'autres pays ne peuvent plus conserver leurs
réserves en toute sécurité en renvoyant leur argent, en les déposant dans des
banques américaines ou en achetant des titres du Trésor américain, ou en ayant
d'autres investissements américains parce qu'ils pourraient simplement être
saisis comme ce fut le cas pour la Russie. . Donc, tout d'un coup, la
semaine dernière, vous voyez l'économie mondiale se fracturer en deux parties,
une partie dollarisée et d'autres pays qui ne suivent pas les politiques néolibérales
que les États-Unis insistent pour que leurs alliés suivent. Nous assistons
à la naissance d'une nouvelle économie mondiale duale.
MF : Wow,
il y a beaucoup à déballer là-bas. Alors, voyons-nous alors d'autres pays
commencer à désinvestir en dollars américains ? Vous avez écrit sur la
façon dont les bons du Trésor que ces banques centrales rachètent ont
essentiellement financé notre économie nationale. Commencent-ils à se
débarrasser de ces liens ou que se passe-t-il ?
MH : Non,
ils n'ont pas financé notre économie nationale parce que la Réserve fédérale
peut créer sa propre monnaie pour financer l'économie nationale. Nous
n'avons pas besoin d'emprunter à des pays étrangers pour financer notre
économie. Nous pouvons l'imprimer nous-mêmes. Ce que fait l'hégémonie
du dollar, c'est financer le déficit de la balance des paiements. Il
finance nos dépenses dans d'autres économies, nos dépenses à
l'étranger. Cela n'aide pas notre économie, mais cela nous aide à obtenir
un tour gratuit d'autres pays . Plus nous dépensons de dollars
pour construire une base militaire, toutes ces dépenses militaires sont
reversées à la banque centrale locale qui les retourne et les renvoie à la
Réserve fédérale ou les dépose sur des comptes bancaires américains. Donc,
c'est le tour gratuit international que nous obtenons, pas un tour gratuit
domestique.
MF :
D'accord. Alors voyons-nous des pays maintenant, depuis la semaine
dernière, commencer à déplacer leurs actifs pour les rapatrier parce que je
sais que pour l'Afghanistan, un gros problème est que la plupart de l'argent du
gouvernement était à l'extérieur du pays et cela a été utilisé comme une arme
contre l'Afghanistan en saisissant ces avoirs et en interdisant à la Banque
centrale d'Afghanistan de les détenir. Commence-t-on à voir d'autres pays
rapatrier leur argent et leur or ?
MH : Eh
bien, les chiffres ne sont disponibles qu'à la fin de chaque mois, rapportés à
la fin de chaque mois, puis il y a un délai de deux mois, donc nous n'avons
aucune idée de ce qui se passe. Mais j'ai parlé à des gens partout dans le
monde ces derniers jours et le consensus est que tout le monde décide
maintenant du seul endroit, certainement si vous êtes la Chine ou la Russie ou
le Kazakhstan ou si vous êtes dans l'orbite eurasienne, Sud Asie, Asie de l'Est,
vous vous rendez compte, attendez une minute, si tout ce que nous avons à faire
est quelque chose comme Allende l'a fait au Chili ou tout ce que nous avons à
faire est de refuser de vendre notre industrie aux investisseurs américains et
ils peuvent nous traiter comme s'ils traité le Venezuela. Alors vous
pouvez imaginer que tout le monde regarde ça et qu'on s'attend à ce qu'à la
suite de la guerre en Ukraine, c'est vraiment la guerre américaine de
l'OTAN, que cela va créer une crise de la balance des paiements dans
l'ensemble de l'hémisphère sud alors que les prix de l'énergie augmentent, que
les prix du pétrole montent en flèche, que les prix des denrées alimentaires
vont monter en flèche et qu'il leur sera impossible de payer leurs dettes
extérieures à moins qu'ils ne se privent de nourriture et
d'énergie. Évidemment, c'est une crise politique. Autrement dit, le
seul résultat peut être de diviser le monde en deux.
MF : Vous
avez écrit sur cet événement. Vous avez écrit que la dédollarisation s'est
produite relativement rapidement ces dernières années. Alors, sommes-nous
maintenant en train de voir le résultat final de cela ? Je veux dire,
les gens ont dit que cela pourrait arriver rapidement. Est-ce exactement
ce que nous voyons en ce moment ?
MH : Oui, et
personne ne s'attendait à ce que cela se produise aussi rapidement. Personne
ne s'attendait à ce que ce soient les États-Unis eux-mêmes qui mettent fin à la
dédollarisation . Les gens pensaient que, eh bien, la plupart des
ventes de mon livre décrivant ce super impérialisme étaient achetées par le
ministère de la Défense et ils le considéraient comme un livre sur la façon de
le faire. Et j'ai été amené à la Maison Blanche et au Département de la
Défense pour leur expliquer comment fonctionne l'impérialisme.
Je
m'attendais à ce que peut-être la Chine, la Russie et d'autres pays disent : «
Nous ne voulons pas donner aux États-Unis des trajets gratuits. Et
pourtant, ce sont les États-Unis eux-mêmes qui ont brisé tout cela, en
saisissant les réserves russes juste après avoir saisi les réserves afghanes et
vénézuéliennes.
Rien de tel
ne s'est produit dans l'histoire moderne, même dans les guerres du XIXe
siècle. Pendant la guerre de Crimée au milieu du XIXe siècle, la Russie,
l'Angleterre et l'Allemagne, tout le monde a continué à payer les dettes des
pays contre lesquels ils se battaient parce que l'idée est que les dettes
étaient sacro-saintes. Et maintenant, tout d'un coup, non seulement les
dettes ne sont pas sacro-saintes, mais les pays peuvent tout simplement s'emparer
de l'épargne étrangère. Je suppose que le problème a commencé après la
chute du Shah d'Iran et que les États-Unis ont saisi l'argent de l'Iran et ont
refusé de le laisser payer ses détenteurs d'obligations et ont commencé toute
la guerre contre l'Iran pour avoir tenté de prendre le contrôle de ses propres
ressources pétrolières. Ainsi, tout d'un coup, les États-Unis
s'emparant de cela ont mis fin à ce que tout le monde pensait être une morale
immuable .
MF : C'est
donc en 1979 que le Shah est tombé en Iran et, au cours des dernières
décennies, les États-Unis ont de plus en plus utilisé la guerre économique
contre des pays par le biais de ce que les gens appellent des sanctions, mais
ce sont en fait des mesures coercitives unilatérales illégales. , est-ce que
cela a en quelque sorte conduit et préparé le terrain pour ce qui se passe
aujourd'hui ?
MH : Oui,
le Fonds monétaire international a fonctionné, essentiellement, comme une
branche du ministère de la Défense. Il a renfloué des dictatures, renfloué
l'Ukraine, prêté de l'argent à des pays dont les oligarchies clientes que
l'Amérique veut soutenir, et ne prêtant pas d'argent à des pays que l'Amérique
ne veut pas soutenir, comme le Venezuela. Ainsi, son travail consiste
essentiellement à promouvoir des politiques néolibérales et à insister pour que
les autres pays équilibrent leurs paiements en se soumettant à une guerre de
classe contre les travailleurs.
La
conditionnalité sur laquelle le FMI insiste pour les emprunts étrangers est que
les pays dévaluent leur monnaie et abaissent leurs taux de salaire et adoptent
une législation anti-travail. Eh bien, lorsque vous baissez le taux de
change de la devise, qu'est-ce que vous baissez vraiment ? Les prix
des denrées alimentaires sont fixés en dollars à l'échelle internationale, les
prix des matières premières le sont, ainsi que les prix des machines et de
nombreux biens. La seule variable économique dévaluée est le travail
domestique (et les loyers domestiques). Le FMI a utilisé ce type de politique
de libre-échange économique pourrie comme moyen de maintenir bas les taux de
salaire dans les pays du Sud. On pourrait dire que c'est une
financiarisation d'un conflit finalement militaire pour promouvoir l'idéologie
néolibérale .
MF : Et
vous avez mentionné la baisse des salaires et des choses comme ça. Et cela
se fait en fait parce que c'est favorable aux investisseurs américains et aux
entreprises américaines, n'est-ce pas ? Je veux dire, la Banque mondiale a
en fait un indice, l'indice du coût de faire des affaires, qui aide à informer
les grandes entreprises des lois que les pays adoptent et qui les rendent plus
favorables à l'entrée des entreprises.
MH : C'est
encore pire que ça. L'objectif central de la Banque mondiale est
d'empêcher d'autres pays de cultiver leur propre nourriture. C'est la
première directive. Il n'accordera des prêts aux pays que pour gagner des
devises étrangères et il insiste depuis environ 1950 pour que les pays qui lui
empruntent doivent réorienter leur agriculture vers des plantations de cultures
d'exportation pour cultiver des cultures tropicales qui ne peuvent pas être
cultivées aux États-Unis pour des raisons environnementales et météorologiques.
. Et les pays ne doivent pas cultiver leur propre nourriture et ne doivent
pas entreprendre de réforme agraire ou de petite agriculture
familiale. Ainsi, il a insisté sur l'agro-industrie étrangère dans
l'agriculture de grandes plantations. Et ce que cela signifie, c'est que
les pays qui ont emprunté pour des prêts agricoles n'ont pas contracté de prêts
pour produire leur propre nourriture. Il s'agit de rivaliser les uns avec
les autres en produisant des cultures tropicales d'exportation tout en étant de
plus en plus dépendants des États-Unis pour leurs approvisionnements
alimentaires et leurs céréales. Et cela fait partie du coin dans lequel
ils les ont peints qui va créer une telle famine mondiale cet été.
MF : Je
veux certainement aborder cela ainsi que la situation énergétique et la crise
climatique, mais avant cela, je veux juste que vous commentiez rapidement
comment cela a également poussé les pays à rechercher des
alternatives. Les États-Unis ont retiré la Russie du système SWIFT, qui
est le mécanisme international pour le commerce et la finance. Il a menacé
la Chine si elle ne dénonçait pas ce qui se passait avec la Russie et l'Ukraine
pour les expulser du système SWIFT. Donc, cet orgueil des États-Unis
pousse aussi les pays à chercher d'autres alternatives, n'est-ce pas ?
MH : C'est
tout l'intérêt. Eh bien, heureusement, ils menacent d'expulser la Russie
de SWIFT depuis deux ans. Ainsi, la Russie et la Chine ont mis en place un
système alternatif. Ainsi, ils passent presque assez facilement à
l'utilisation de leur propre monnaie les uns avec les autres au lieu d'utiliser
le dollar. Et cela fait partie de ce qui a mis fin à l'étalon dollar et à
l'hégémonie du dollar.
Si la façon
dont vous avez l'hégémonie du dollar est d'avoir d'autres pays qui déposent
votre argent dans vos banques et gèrent leur commerce du pétrole entre eux en
le finançant en dollars, mais tout d'un coup vous prenez tous leurs
dollars et vous ne les laissez pas utiliser Les banques américaines doivent
payer leur pétrole et leurs échanges entre elles, puis elles vont passer à un
système différent . Et c'est exactement ce qui a mis fin à
l'hégémonie du dollar, comme vous venez de le souligner.
MF : Alors,
voyons un peu où les choses se dirigent avec cette nouvelle situation, une
situation qui évolue rapidement. Il est peut-être difficile de dire ce qui
se passe, mais vous avez parlé d'une crise alimentaire cet
été. Pouvez-vous en dire un peu plus à ce sujet et est-ce que le conflit
en Ukraine y contribue?
MH : Eh
bien, comme l'ont dit le président Poutine et Lavrov, les combats en
Ukraine ne concernent pas du tout l'Ukraine. C'est un combat sur la forme
que prendra le monde et si le monde sera unipolaire ou, comme il apparaît
maintenant, multipolaire . Les États-Unis, au cours de la
dernière année avant de commencer à intensifier leurs attaques contre l'Ukraine
russophone, ont tenté d'empêcher l'Europe, et en particulier l'Allemagne,
d'acheter du gaz et du pétrole russes.
Il y a
trois piliers de la politique étrangère américaine qui fondent la puissance
américaine. Le premier pilier est l'industrie pétrolière. C'est
l'industrie la plus puissante après la banque aux États-Unis. Et les
États-Unis tout au long du XXe siècle, ainsi que la Grande-Bretagne et la
France, ont contrôlé le commerce mondial du pétrole.
Cela a
profité aux États-Unis de deux manières. Premièrement, nous sommes un
important exportateur de pétrole parce que nous avons une importante industrie
pétrolière et gazière. Mais, deuxièmement, nos entreprises américaines
contrôlent le commerce extérieur du pétrole. Ainsi, si un pays, disons le
Chili ou le Venezuela, fait quelque chose que les États-Unis n'aiment pas,
comme cultiver sa propre nourriture ou poursuivre une politique socialiste, les
États-Unis peuvent simplement couper leur pétrole et les sanctionner. Sans
pétrole, ils n'ont pas d'énergie pour conduire les voitures ou alimenter leurs
usines ou stimuler leur PIB.
Ainsi, la
guerre américaine en Ukraine est vraiment une guerre contre
l'Allemagne. La Russie n'est pas l'ennemi. L'Allemagne et l'Europe
sont l'ennemi et les États-Unis l'ont dit très clairement. C'est une
guerre pour enfermer nos alliés afin qu'ils ne puissent pas commercer avec la
Russie . Ils ne peuvent pas acheter de pétrole russe. Ils
doivent être dépendants du pétrole américain qu'ils devront payer trois ou
quatre fois plus cher. Ils devront être dépendants du gaz naturel liquéfié
américain pour les engrais. S'ils n'achètent pas de gaz américain pour les
engrais, et que nous ne les laissons pas acheter à la Russie, ils ne peuvent
pas mettre d'engrais sur la terre et le rendement des cultures chutera
d'environ 50 % sans engrais.
Ainsi, la
guerre en Ukraine devait donner une si mauvaise image de la Russie en se
défendant contre les attaques de la droite ukrainienne dans les régions
russophones que les États-Unis ont dit, regardez à quel point la Russie est
mauvaise. Vous devez renoncer à acheter du pétrole et du gaz ou des
céréales ou du titane ou du palladium ou quoi que ce soit d'autre en provenance
de Russie.
Et donc,
l'effet de cette guerre a été d'enfermer les pays de l'OTAN dans une dépendance
vis-à-vis des États-Unis parce que la grande crainte des États-Unis ces
dernières années est qu'à mesure que l'Amérique se désindustrialise, ces pays
se tournent vers la partie du monde qui grandit, la Chine, l'Asie centrale, la
Russie, l'Asie du Sud . Et les États-Unis craignaient de perdre
le contrôle de leurs satellites principalement dans l'OTAN, mais aussi en
Amérique du Sud. Ainsi, il a sanctionné et bloqué leur capacité à acheter
de l'énergie non américaine. Ils bloquent leur capacité à acheter de la
nourriture non américaine, bloquent leur capacité à investir ou à utiliser leur
surplus pour devenir prospères en investissant en Chine, en Russie ou en
Eurasie.
Donc, c'est
fondamentalement une guerre de l'Amérique pour enfermer ses alliés. Eh
bien, le résultat est que les prix du pétrole, maintenant que vous ne pouvez
pas obtenir de pétrole russe, vont monter en flèche, et cela va créer une crise
pour de nombreux pays du Sud qui sont des pays à déficit pétrolier. Les
entreprises d'engrais en Allemagne ont déjà fermé leurs portes parce qu'elles
disent que sans gaz russe, nous fabriquons nos engrais à partir de gaz, et si
nous ne pouvons pas obtenir de gaz russe, nous ne pouvons pas produire cet
engrais. Ainsi, les prix mondiaux des engrais montent en flèche.
La Russie
est le plus grand exportateur de céréales. Et maintenant que les
exportations de céréales sont bloquées par les sanctions, la question est de
savoir ce que vont faire l'Afrique du Nord et le Proche-Orient qui dépendent
très largement des exportations de céréales russes ? Leurs prix
alimentaires vont monter en flèche.
Vous pouvez
imaginer rien qu'en voyant ce qui se passe aux États-Unis lorsque les prix de
l'essence augmentent ici, les prix des denrées alimentaires augmentent ici, non
seulement cela pèse sur les budgets familiaux individuels, mais partout dans le
monde, cela pèse sur l'équilibre des paiements d'autres pays. Et donc, ils
sont désespérés. Comment vont-ils payer les prix plus élevés à moins
qu'ils n'empruntent encore plus d'argent aux banques américaines ? Et
bien sûr, c'est un autre bras de la politique américaine. Les banques
américaines espèrent faire un tabac en accordant des prêts à des taux d'intérêt
croissants aux pays du tiers monde.
Et bien
sûr, les exportations d'armes. L'OTAN dans les derniers jours a accepté de
faire des exportations d'armes américaines pour augmenter leur achat
d'armes. Ainsi, la bourse s'est envolée ces derniers jours. Ils
disent ceci, la famine mondiale, la crise mondiale est une aubaine pour
Wall Street. Les actions des compagnies pétrolières montent en flèche, les
actions militaires, industrielles , Boeing Raytheon montent en flèche,
les actions bancaires. C'est la grande prise de pouvoir de l'Amérique, et
elle se rend compte, quand elle peut créer une crise et dire aux pays du Sud ou
aux pays pauvres votre argent ou votre vie. C'est ainsi que la plupart des
grandes saisies et conquêtes de propriété ont été faites à travers l'histoire.
MF : Et
rien que cette semaine, lors des réunions de l'OTAN, le président Biden a
essentiellement déclaré que les prix des denrées alimentaires allaient
augmenter aux États-Unis et en Europe en raison de ce qui se passe. Et ce
n'est que le prix à payer.
MH : Eh
bien, ce qu'il aurait dû dire, c'est le prix qu'ils doivent nous payer . C'est
comme ça que le marché boursier l'a pris. Quand il a dit que c'est le prix
que nous devons payer, c'est le prix que les consommateurs doivent payer aux
compagnies pétrolières américaines, aux sociétés américaines de distribution
alimentaire agricole. C'est le prix que les autres pays doivent payer aux
États-Unis.
C'est pour
dire au reste du monde, tu sais, nous t'avons complètement, je ne sais pas
comment dire, quelle phrase utiliser, mais tu n'as pas le choix, ton argent ou
ta vie . Nous vous avons pris au piège. Et il vante le fait que cette
inflation qui en résulte est exactement ce qui était prévu par la guerre en
Ukraine qui a conduit à l'isolement de la Russie et d'autres pays suivant une
politique non américaine.
MF : Mais
de plus en plus de pays d'Amérique latine, d'Afrique, se tournent vers des pays
comme la Chine pour des partenariats, pour des investissements. Voyez-vous
un point venir où il y a juste ce véritable évitement des États-Unis et se
tourner vers ces alternatives ?
MH : C'est
exactement ce qui va se passer. Ce qui va se passer, c'est que
l'investissement chinois est très différent de l'investissement
américain. Les investissements américains et européens donneront des
investissements financiers aux pays à intérêt que l'ensemble du pays est tenu
de rembourser. L'investissement de la Chine se fait au moyen de
l'initiative "la Ceinture et la Route" et d'investissements directs
en capital dans le développement des ports, des infrastructures et des chemins
de fer. Et au lieu d'avoir une créance financière générale sur ces pays,
la Chine a une créance sur actions, une créance foncière adossée aux moyens
physiques de production qu'elle met en place .
Eh bien,
cet été, quand les pays disent qu'ils ne peuvent pas se permettre de payer
leurs dettes extérieures, les États-Unis ont comme plan de secours, d'accord,
écrivons les dettes de tout le monde, les dettes gouvernementales, les unes
envers les autres afin que les gouvernements puissent payer les détenteurs
d'obligations privées et les banques. Et ils vont essayer de,
essentiellement, les États-Unis annuleront leurs dettes afin que l'Amérique
latine puisse payer Chase Manhattan Bank et Citibank et les détenteurs
d'obligations. Et la Chine va dire, attendez une minute, nous n'avons aucune
réclamation financière contre ces pays. Nous ne leur avons pas prêté
d'argent. Nous ne leur avons pas du tout prêté notre devise
étrangère. Nous avons construit des actifs là-bas et les actifs sont
toujours en place. Il n'y a pas de problème là-bas.
Donc, la
question est, à qui les dettes vont-elles être écrites et à qui ? Et
tout cela va conduire, comme vous pouvez l'imaginer, à une
déstabilisation. Les États-Unis vont probablement essayer d'imposer un
changement de régime aux pays qui tentent de commercer avec la Chine, car ils
menacent déjà la Chine. Et plus les États-Unis imposeront de sanctions à
l'Amérique latine, à l'Afrique, au Proche-Orient et à l'Asie du Sud, plus ils
créeront une crise, mais la crise conduira le reste du monde à traiter les États-Unis
de la même manière que la Russie et La Chine traite les États-Unis comme
l'ennemi qui menace le monde entier avec sa prise de pouvoir
néolibérale. Ainsi, les États-Unis s'isolent en quelque sorte du reste du
monde en lui déclarant la guerre.
MF : Et je
pense que ça ne va pas être bon pour nous ici chez nous aux
États-Unis. Vous avez parlé de la façon dont l'économie actuelle a été
structurée. Vous avez également soulevé beaucoup de préoccupations
concernant la crise climatique. Et bien sûr, nous avons le récent rapport
du GIEC qui dit essentiellement que nous sommes très en retard dans la prise de
mesures pour même nous adapter à la crise climatique ou au réchauffement que
nous allons connaître. Alors maintenant, dans cette nouvelle situation,
comment voyez-vous cela impacter la crise climatique ?
MH :
Voici ce que Biden a dit, en effet : "Nous sommes très en retard sur
le rythme du réchauffement climatique." La politique américaine est
basée sur l'augmentation et l'accélération du réchauffement climatique. Cela
a été un point central de la politique américaine depuis que j'ai rejoint
l'Institut Hudson dans les années 1970. Les États-Unis s'opposent à toute
tentative visant à empêcher le réchauffement climatique, car
vous pouvez imaginer ce qui se passerait si d'autres pays se tournaient vers
l'énergie solaire et les énergies renouvelables. Cela réduira leur
dépendance vis-à-vis de l'industrie pétrolière américaine. Si vous
regardez la politique américaine, elle est essentiellement dirigée par l'industrie
pétrolière pour établir la dépendance des autres pays vis-à-vis du
pétrole. Alors, évidemment, la dernière chose que les États-Unis
feront est d'empêcher le réchauffement climatique. Donc, si nous
sommes en retard sur le réchauffement climatique, c'est que le niveau de la mer
ne monte pas assez vite. Le monde ne se réchauffe pas assez vite pour ne
pas verrouiller la dépendance étrangère vis-à-vis du pétrole américain.
Et je pense
que vous avez vu ces dernières semaines, ce que le président Biden a dit, le
carburant du futur est le charbon et le pétrole. En ce moment, il est en
Pologne. Je pense qu'il suggère que le charbon polonais, qui est l'un de
ses principaux produits, soit utilisé en Europe à la place du gaz
russe. Ainsi, la politique étrangère américaine est basée sur
l'utilisation accélérée du charbon et du pétrole, et non sur les énergies
renouvelables.
Maintenant,
c'est pourquoi je pense que le mouvement écologiste devrait devenir un
mouvement anti-guerre et le mouvement contre cette hégémonie néolibérale du
dollar. Vous n'allez pas éviter le réchauffement climatique à moins
d'arrêter la domination de la politique étrangère américaine par l'industrie
pétrolière .
MF : Je
pense que nous avons vu ce changement au cours des dernières années où le mouvement
climatique commence à comprendre que nous ne pouvons pas résoudre cette crise
sans nous adresser à l'armée américaine. Donc, juste dans les dernières
minutes que j'ai avec vous, qu'avez-vous à dire aux auditeurs sur où cela nous
mène matériellement en tant que personnes vivant aux États-Unis, un pays qui
s'est révélé être un État défaillant ? La pandémie de Covid-19, je
pense, a vraiment révélé cela à bien des égards, l'insécurité financière à
laquelle les gens sont confrontés, le logement, l'éducation, les soins de
santé, tous les échecs du gouvernement à répondre aux besoins fondamentaux de
la population. Comment pensez-vous que cela va changer avec cette nouvelle
situation?
MH : Eh
bien, les États-Unis bénéficient d'un tour gratuit à l'échelle internationale. Ainsi,
une grande partie de la prospérité ici est le résultat du fait que nous n'avons
pas à payer nos propres dépenses militaires, à ne pas avoir à payer de nombreux
investissements étrangers que nous avons qui fournissent aux États-Unis des
matières premières étrangères à bas prix. Tout cela se termine par la
politique du président Biden, que, bien sûr, les républicains soutiennent tout
autant que les démocrates.
Donc, il y
a vraiment un mouvement politique qui finit par appauvrir, je dirais, 99% des
américains. Alors que la Réserve fédérale sauve le marché des actions et
des obligations pour le 1%, il va y avoir une énorme pression qui va forcer, je
pense, la plupart des familles américaines à s'endetter, ce qui entraînera
probablement la fermeture de beaucoup d'entreprises comme vous l'aviez fait. la
crise du Covid a fait fermer beaucoup d'entreprises. Vous allez avoir la
hausse des prix du carburant, la hausse des prix des denrées alimentaires
forçant complètement les familles à faire défaut et une incapacité à subvenir à
leurs besoins sans s'endetter ou vendre leur maison et devenir locataires.
MF : Et
c'est un tout autre problème avec l'achat de logements aux États-Unis par ces
sociétés d'investissement afin qu'elles puissent ensuite contrôler ces prix de
location. Il semble que des jours difficiles s'annoncent.
MH :
Oui. Eh bien, et personne ne peut vraiment, c'est vraiment un territoire
inexploré parce que personne ne pensait qu'il y avait une alternative. Le
point de vue économique était, comme l'a dit Margaret Thatcher, "Il n'y a
pas d'alternative". Eh bien, maintenant, l'Amérique a forcé le monde
à trouver sa propre alternative.
MF : Eh
bien, merci de partager cette sagesse avec moi. J'encourage les gens à
continuer à vous suivre, à lire vos livres et à suivre votre
écriture. Quel est le meilleur endroit pour vous trouver ?
MH : J'ai
un site internet : Michael-Hudson.com. Et je suis sur Patreon. Je
poste mes articles sur le site et sur Patreon.
MF : Eh
bien, merci beaucoup d'avoir pris le temps de me parler aujourd'hui, et pour
l'important travail que vous faites.
MH : Eh
bien, je suis très content que nous ayons dû en parler, Margaret.
