Samstag, 13. September 2008

Oppostion verlangt neue Regierung

L'opposition se mobilise contre Mikheïl Saakachvili


Revue de presse - 11 sept. 2008


Des intellectuels signataires d'une lettre ouverte jusqu'aux partis d'opposition qui demandent des comptes au gouvernement pour la guerre contre la Russie, la contestation prend forme contre le président géorgien.


Le 29 août, le président géorgien a prôné l'élaboration d'une loi de sécurité nationale, à l'instar du Patriot Act adopté aux Etats-Unis à la suite des attentats du 11 septembre 2001. "Nous bâtirons une structure qui, dans un contexte de démocratie, de liberté, y compris de liberté des médias, nous permettra de prévenir toute tentative de déstabilisation en Géorgie depuis l'extérieur [la Russie]", a déclaré Mikheïl Saakachvili, cité par le webzine de Tbilissi Civil Georgia. Pour s'assurer la loyauté de l'opposition, qui s'est abstenue de critiquer le gouvernement depuis la guerre russo-géorgienne (du 8 au 12 août), il a même promis de reprendre la question du financement des partis d'opposition, interrompue après leurs protestations contre les résultats contestés des élections législatives du 21 mai 2008.

Mais l'opposition commence à s'organiser. "Le temps de répondre aux questions douloureuses est venu", mettent en garde plusieurs dizaines de journalistes, défenseurs des droits de l'homme et intellectuels géorgiens signataires d'une lettre ouverte aux autorités, publiée début septembre par le quotidien Resonanci. Pour qu'un débat public sur les raisons de la guerre et ses conséquences ait lieu, il faut "libérer l'espace télévisuel géorgien de la censure. Selon la propagande [du gouvernement], tout le monde est coupable dans cette catastrophe : l'agressive Russie, l'indifférent Occident, l'opposition géorgienne, les agents russes… Tous, sauf le pouvoir géorgien", fustigent les signataires. Ils accusent directement le gouvernement d'être à l'origine de la catastrophe, ce gouvernement qui, "par sa politique incompétente, antidémocratique et antinationale, menée depuis plusieurs années, a tout fait pour que cette catastrophe se produise. Aujourd'hui, face aux citoyens, les autorités affirment que celle-ci était inévitable."

Toujours dans Civil Georgia, Guivi Targamadzé, leader des chrétiens-démocrates, exige que "les erreurs tactiques, stratégiques et politiques du pouvoir soient analysées" par une commission parlementaire. Tout en accusant la Russie, il pointe la responsabilité de Tbilissi dans le déclenchement des hostilités en Ossétie du Sud, dans le but de "récupérer par la force la région de Tskhinvali".

"L'unique issue de cette crise est l'abdication volontaire du gouvernement", assure de son côté Chalva Natelachvili, le leader du Parti travailliste, dans le quotidien
Sakartvelos Respoublika. "Un gouvernement ni prorusse, ni proaméricain, mais progéorgien doit prendre la gestion du pays en main, afin de bâtir des relations constructives avec la Russie et les Etats-Unis." Et pour le chef du Parti conservateur Kaha Koukava, également interrogé par Sakartvelos Resmoublika, "ce qui s'est passé est une tragédie nationale et relève de la haute trahison. Il est évident que notre pouvoir a tout fait pour favoriser l'agression russe. En quelques jours, un pays qui avait des perspectives politiques et économiques, est tombé en lambeaux."

Le 11 septembre, l'opposition a entamé de grandes consultations pour trouver une issue à la crise. Parmi les solutions, rapporte Civil Georgia, on évoque, "sans poser d'ultimatum", des élections anticipées. "A nous, les Géorgiens, de décider ce qui est prioritaire pour nous : notre pays ou Saakachvili. Ne sacrifions notre patrie à personne", martèle David Gamkrelidzé, de la Nouvelle Droite. Certains s'y opposent. "La destitution de Saakchvili est l'un des objectifs de Moscou et elle serait pernicieuse pour le pays", s'indigne Batchouki Kardava, leader du Parti national démocrate.
Les propositions de l'opposition devraient être publiées le 22 septembre.


Alda Engoian


http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=89258


Die georgische Opposition verlangt eine neue Regierung.

Eine Regierung die weder "Pro-Russich" noch "Pro-Amerikasch" sein soll, eine Regierung die einfach nur "Pro-Georgisch" sein muss.


Einigen in der Opposition werfen dem Präsidenten sogar Hochverrat vor, weil er "alles getan hat um die russische Agression zu provozieren"


EGR/

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